David Ellison
Jeudi 15 Juin 2017 Ă 11h, Salle 24-25/405, Campus Jussieu
Le jeu du gendarme et du voleur, introduit par Alain Quilliot dans sa thèse en 1978, est un jeu Ă deux joueurs sur un graphe. Le gendarme commence en choisissant son point de dĂ©part sur un sommet du graphe ; puis le voleur choisit le sien. Ensuite, ils se dĂ©placent chacun leur tour le long des arĂŞtes du graphe. La question est de savoir si le gendarme a une stratĂ©gie qui lui permet d’attraper le voleur. Dans le cas contraire, la question devient : combien faut-il de gendarmes pour attraper le voleur ? Quilliot a dĂ©montrĂ© dans sa thèse qu’un seul gendarme suffit Ă attraper le voleur si et seulement si le graphe est dĂ©montable, c’est-Ă -dire si et seulement si on peut le rĂ©duire Ă un seul sommet en retirant successivement des sommets oĂą le voleur peut ĂŞtre coincĂ©. Il s’ensuit que les graphes dĂ©montables correspondent Ă la classe d’homotopie du point, et que certains invariants homotopiques, comme les groupes d’homologie, permettent de dĂ©couvrir des propriĂ©tĂ©s structurelles des graphes oĂą le gendarme peut attraper le voleur.
